La mesure annoncée lundi par le premier ministre, d’interdire la consommation debout dans les cafés et les bars, a été largement raillée sur les réseaux sociaux. Mais enfin … pourquoi donc ?

Cette mesure peut-elle être efficace ? Sur quels fondements le gouvernement s’appuie-t-il pour la justifier ? Et peut-elle vraiment participer à une inflexion de la courbe des contaminations ?

VÉRIFICATION : . « Il ne s’agit absolument pas de dire que debout on a plus de chance d’être contaminé qu’assis. Et j’espère que personne ne lit la mesure de cette façon », souligne d’emblée Pascal Crépey, épidémiologiste à l’École des hautes études en santé publique (Ehesp), « le but est d’établir une jauge sans le dire ».

Ce que confirme indirectement la direction générale de la Santé (DGS), expliquant que cette décision à un triple objectif : « limiter les mouvements de personnes », « renforcer la distanciation » et enfin « engendrer de facto une limitation des regroupements ». Le tout permettant de réduire les brassages et donc les risques de transmission. En ce faisant, l’organisme suit les recommandations énoncées par le Haut Conseil de la santé publique (HSCP) après «l’identification et l’analyse des risques de transmission du SARS-CoV-2 dans les restaurants ».

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