Gros temps sur la pêche française

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Le Brexit a engendré des tensions entre Londres et Paris dans une des zones les plus poissonneuses au monde.

Avec 756 000 km2, le Royaume-Uni dispose d’un « terrain de jeu » trois fois plus grand que celui de la France métropolitaine (245 000 km2). Les eaux britanniques sont plus riches, soit une centaine d’espèces consommables, avec notamment des poissons plus nobles. L’encornet ou le rouget, par exemple, se vendent autour de 16 euros le kilo. A contrario, dans les eaux françaises, on y trouve surtout du hareng à 1,90 euro le kilo ou du merlan à 8,60 euros le kilo. En moyenne, la pêche française tire 30 % de son chiffre d’affaires des eaux britanniques. Du côté des pêcheurs britanniques, le retrait de leur pays de l’UE semble aussi leur avoir compliqué la vie. L’augmentation des procédures administratives rend plus difficiles les exportations de leurs prises. Pour Paris et Londres, le compte n’y est pas dans la pêche post-Brexit.

Une dépendance européenne aux eaux britanniques mortifère, qui risque d’entraîner la disparition de nombreux pêcheurs Français si, après le Brexit, la France n’arrive pas à trouver un accrod avec le Royaume Uni

Proportion de la pêche de chaque pays capturéedans les eaux britanniques*, en % :

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