La végétation de notre région

vegetation

Largement influencée par la proximité de la Méditerranée, la végétation se décline pourtant très différemment selon l’éloignement du littoral, l’altitude et l’exposition. Sa richesse a attiré les botanistes depuis des temps reculés. Montpellier se vante aussi d’avoir créé le premier jardin des plantes d’Europe, tandis que sa chaire de botanique a vu passer les plus célèbres savants depuis la Renaissance ; ainsi, le nombre de plantes médicinales dont elle disposait et leur étude, ont contribué au renom de son université de médecine. Il suffit de se promener en pleine nature pour constater la diversité de sa végétation.

Arbres et plantes du littoral

On retrouve le long du rivage les plantes traditionnelles des zones marécageuses et des eaux saumâtre. La salicorne, une plante grasse qui pousse dans des milieux salés, la sansouire qui compose un pré salé, la salandelle ou lavande de mer, le jonc et le roseau (que l’on appelle en Camargue la sagne) sont typiques de tous les marais. Les dunes sont fixées grâce aux oyats et ponctuées de panicaut maritime et de camomille des sables. Dans les zones sèches, le littoral est ponctué d’arbres spécifiques, comme les tamaris, les oliviers, les pins parasols, mais aussi les palmiers, figuiers de barbarie et autres arbres exotiques implantés artificiellement, mais qui se sont épanouis sous le climat local. Le cyprès bleu que l’on voit ici et là près des vignobles, résulte aussi d’une importation réussie.

Un Olivier du Languedoc

La garrigue : persistante et odorante

La garrigue doit son nom à un mot occitan, garric, qui en désigne l’arbre le plus répandu, le chêne kermès. De petite taille, très résistant à la sécheresse, il possède des feuilles épaisses et luisantes, équipées d’épines qui le protègent de l’appétit des moutons. Son adaptation aux conditions difficiles, il la doit aussi à ses racines extraordinaires qui lui permettent de se régénérer même après les incendies. Pour les altitudes un peu plus élevées, le buis, autre petit arbre au feuillage persistant, remplace le kermès,. Le Pin d’Alep, présent ici et là, rappelle la forêt qui couvrait jadis la région. De taille plus réduite, les arbustes sont nombreux : ciste cotonneux, genévrier, cade, genêt scorpion très épineux, qui forment un tapis au feuillage d’un vert éteint, écrasé par la lumière méridionale. Mais le caractère le plus séduisant de la garrigue est son parfum intense, si évocateur des contrées méridionales. Touffes de romarin, thym, sarriette ou lavande attirent les abeilles et font de la garrigue le pays d’un miel délicieux. Entre les pierres, envahissant très vite les étendues laissées par les incendies, le brachypode rameux est une herbe très résistante, que la pire sécheresse altère à peine et qui meuble le sol d’une pelouse grisonnante.

La garrigue de notre Région.

La végétation de montagne

Dès que l’on prend d’assaut les versants des montagnes, la végétation se diversifie considérablement. Le hêtre et le sapin, bien adaptés à l’altitude, se plaisent dans les climats humides des pentes des Cévennes ou des vallées pyrénéennes orientées ua nord. Dans les Pyrénées, les versants les plus ensoleillés sont dominés par les pins Sylvestres et aux altitudes moyennes, par chênes liège, que l’on cultive pour en faire des bouchons, principalement dans le Vallespir, les Aspres et les Albères. Autrefois véritable richesse économique, cet arbre souffre de sa durée d’exploitation : il faut attendre de quarante à cinquante ans avant de récolter le premier liège, puis espacer les récoltes d’une dizaine d’années. Le châtaignier, pour sa part, est l’arbre “symbole” des Cévennes, aussi appelé “arbre à pain”. On le trouve à des altitudes moyennes, entre 600m et 900m, sur des terrains non calcaires. Exploité par l’homme durant des siècles, il régresse malheureusement et est remplacé par les plantations de pins, sapins ou épicéas. En altitude, quand la forêt laisse la place aux alpages, ou sur les plateaux élevés, on trouve la grande gentiane jaune, l’arnica, l’alchémille, la potentille, la campanule ou l’achillée des Pyrénées. Bien des espèces de fleurs des montagnes s’épanouissent dans les Cévennes à des altitudes relativement modestes en raison des rigueurs climatiques et des contrastes de température.

Parc naturel du Haut Languedoc
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