Pénuries post covid : le papier des livres et des journaux va manquer

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Le prix de la tonne de papier a atteint un niveau très bas, autour de 300 €. « Certains éditeurs ou imprimeurs ont fait du stock en anticipant une hausse des prix ». La demande s’est aussi réveillée au même moment pour tous.

Le bois est par ailleurs une matière moins disponible notamment au Canada.

La hausse des prix de l’énergie n’est pas non plus sans effet sur cette industrie gourmande en électricité, pour transformer le bois en pâte à papier, puis en papier.

Cette envolée des coûts de l’énergie n’aurait pas été assez anticipée. « Certaines usines papetières n’ont pas couvert leurs achats d’énergie », explique un fin connaisseur de cette industrie. En clair, elles n’ont pas souscrit à un mécanisme de couverture qui leur permet d’acheter l’électricité à prix fixé. In fine, elles répercutent cette hausse sur leur prix.

« L’accélération de l’activité économique dans de nombreuses régions du monde, une demande chinoise qui devrait demeurer soutenue, une désorganisation des flux logistiques et divers mouvements spéculatifs, créent une tension qui s’observe sur les marchés de nombreuses matières premières et maintenant sur le papier », énumère la Confédération Française de l’Industrie des Papiers, Cartons et Celluloses (Copacel).

Le Covid-19 n’a pas fini de nous jouer des tour !

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