La période du carnaval commence dès le mois de janvier et s’achève le mardi gras ou le mercredi des Cendres.

Autrefois, les jeunes se réunissaient pour le préparer en grand secret. Ils fabriquaient torches et masques qui serviraient au défilé et, dans certaines communes de gigantesques créatures de papier mâché, animaux fantastiques. Cette fête d’origine païenne correspond au retour de la lumière après les jours les plus courts et coïncide avec la période d’inactivité des paysans. Elle donne lieu à de grandes réjouissances.

Le Carnaval de Pézenas offre une originalité : on y sort le poulain, l’animal totémique emblématique de la ville, sous la carcasse duquel se cachent huit hommes qui défilent selon des règles très précises, au son de la musique traditionnelle, tambourin, fifre et hautbois.

Pézenas - Sortie du Poulain de Pézenas, ce dimanche 5 juillet !
Le poulain de Pézenas

Le carnaval de Limoux : la tradition

Il se déroule, lui, sur plusieurs dimanches, avec trois sorties à chaque fois. Il est lancé par la « partie des meuniers », un groupe costumé (large blouse et bonnet de meunier) évoquant ce corps de métier qui payait traditionnellement ses redevances le jour du mardi gras et défilait en lançant des friandises, de la farine et des pièces de monnaie. Aujourd’hui ce sont des pluies de confettis et rubans de papier que l’on jette sur la foule. La cadence est donnée par une fanfare qui scande toujours la même phrase et rythme le passage des « fécas« , habillés de façon identique en Pierrot et portant la carabena, un roseau orné de rubans. Leur pas est très lent, exagéré à la mode du mime, et ils agitent leur bâton en mouvement gracieux. En contraste total viennent ensuite les godils, dont le déguisement est libre et coloré et qui rompent le clacissisme des fécas par leurs contorsions grotesques. Les spectateurs doivent subir la « chine » : les masques interpellent les badauds qu’ils connaissent, en travestissant leur voix, et dévoilent quelque détail de leur vie privée en les taquinant. D’autres font semblant de pourchasser les filles. Le défilé s’achève sur la place, à la nuit tombée, et on allume les entorchas (flambeaux). On procède au jugement en occitan du roi Carnaval, représenté par un énorme mannequin, et on le brûle en grande cérémonie. Fécas et godils jettent alors leurs masques en se lamentant bruyamment et en dansant la farandole. La nuit s’achève dans une fête arrosée.

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Carnaval de Limoux

A Cournonterral, près de Montpellier, le mercredi des cendres est le jour de la fête des Pailhasses, symbole de la lutte du bien contre le mal, du civilisé contre le sauvage. Ce jour-là, les pailhasses, vêtus de sacs bourrés de paille et coiffés de plumes, s’opposent aux Blancs, jeunes hommes et filles en costumes immaculés. Les Pailhasses poursuivent les Blancs en aspergeant partout de la lie de vin. Ceux qui sont capturés sont plongés dans des baquets à l’odeur agressive et l’on termine la journée dans le désordre le plus total.

Les Pailhasses de Cournonterral - Le blog d'Éric Babaud
Les Pailhasses de Cournonterral

Dans l’Hérault, les festivités du carnaval englobent la balade des totems. Nombre de communes ont leur animal totémique : Béziers avec son, chameau, Alignan-du-Vent et Pézenas avec leur Poulain, Mèze avec son bœuf, Loupian avec son loup …. Ces sorties des totems ont lieu à plusieurs reprises tout au long de l’année et particulièrement pendant les carnavals.

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